domingo 26 de febrero de 2012
DIDIER LOW, LE MUSICIEN DE MES POÈMES
Didier Zolezzi, dont le pseudonyme est Didier Low, représente un musicien talentueux et passionné. En effet il faut l'être, pour résister et en arriver avec le temps à vaincre (pour paraphraser ce que Camilo José Cela a dit, un jour), dans l'univers de la musique et de l'art en général. Il y a plus de 15 ans, tandis qu'il était encore un étudiant, Didier est tombé sur mon recueil de poèmes “Ces jours que je t'abandonne”, dans la bibliothèque de son lycée... D'après ce qu'il m'a raconté dans son premier et émouvant email, le livre lui avait tellement plu, qu'il avait composé des musiques pour “vêtir” deux poèmes: “Le flacon vide” et “Une rencontre”.
Voici à peine une semaine, il a de nouveau enregistré le premier, et dans peu de temps, il le fera avec le second. J'adore l'atmosphère musicale avec laquelle il a enveloppé mes vers. En plus, Didier chante très bien et il obtient d'excellentes places dans des concours radiophoniques. Par ailleurs, cela me paraît une prouesse, le fait qu'un musicien ait pris le risque de mettre des notes sur des vers libres. Et bien sûr, il est émouvant que quelqu'un qu'on ne connaissait pas, l'ait fait avec une partie de notre œuvre. Au fait, il faut souligner, et c'est important par les temps qui courent, que Didier Zolezzi n'a jamais utilisé ces enregistrements sans mon accord, même du temps où j'étais injoignable. Ce qui en dit long sur l'honnêteté de cet artiste. Son prochain objectif, d'après ce qu'il a raconté sur Facebook, c'est d'enregistrer un album ayant comme thème “Ces jours que je t'abandonne”. Et il va de soi qu'il a ma carte blanche et mon appui inconditionnel... Merci beaucoup, Didier!
lunes 19 de diciembre de 2011
PRESENTACIÓN DE "AL BORDE DEL TIEMPO AZUL" EN MADRID
Hoy martes 20 de diciembre, en la Casa de Castilla-La Mancha de Madrid, presento el poemario AL BORDE DEL TIEMPO AZUL. Leeré los poemas
que me parecen los más representativos y tras el acto, se servirá un refrigerio con vino manchego...
A las 19.30, c/Paz, 4 (Madrid - Metro Sol).
que me parecen los más representativos y tras el acto, se servirá un refrigerio con vino manchego...
A las 19.30, c/Paz, 4 (Madrid - Metro Sol).
sábado 5 de noviembre de 2011
NOVIEMBRE (Gustave Flaubert)

Me gusta el otoño, esta triste estación le sienta bien a los recuerdos. Cuando los árboles ya no tienen hojas, cuando el cielo conserva todavía en el crepúsculo el tono rojizo que dora la hierba marchita, es algo dulce mirar cómo se apaga todo cuanto no hace mucho ardía aún en usted.
Acabo de regresar de mi paseo por las praderas vacías, al borde de las zanjas frías donde los sauces se miran; el viento hacía silbar sus ramas despojadas, a veces se callaba, luego y de repente, volvía a empezar. Entonces, las pequeñas hojas que permanecen pegadas a las malezas temblaban de nuevo, la hierba se estremecía asomándose sobre la tierra, todo parecía volverse más pálido y más helado; en el horizonte, el disco del sol se perdía por el color blanco del cielo, y lo penetraba con un poco de vida que expira. Tenía frío y casi miedo.
Me puse a cubierto detrás de un montículo de césped, el viento había cesado. No sé por qué, como yo estaba aquí, sentado en el suelo, no pensando en nada y mirando a lo lejos el humo que salía de las chozas, mi vida entera se puso ante mí como un fantasma, y el amargo perfume de los días que ya no son regresó a mí, con el olor a hierba seca y maderas muertas; mis pobres años volvieron a pasar ante mí, como llevados por el invierno en una tormenta lamentable; algo terrible los arrollaba en mi recuerdo, con más furia que la brisa que hacía correr las hojas en los senderos apacibles; una ironía extraña los rozaba y les daba la vuelta para mi espectáculo, y luego todos volaban juntos y se perdían en un cielo sombrío.
Es triste, la estación en la que estamos: parece que la vida va a irse con el sol, el escalofrío corre en vuestro corazón como sobre la piel, todos los ruidos se apagan, los horizontes palidecen, todo va a dormir o morir.
Traducción: Sergio Arrieta
Cuadro: El carro de heno, de John Constable
NOVEMBRE (Gustave Flaubert)
J'aime l'automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée, il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous.
Je viens de rentrer de ma promenade dans les prairies vides, au bord des fossés froids où les saules se mirent ; le vent faisait siffler leurs branches dépouillées, quelquefois il se taisait, et puis recommençait tout à coup. Alors les petites feuilles qui restent attachées aux broussailles tremblaient de nouveau, l'herbe frissonnait en se penchant sur terre, tout semblait devenir plus pâle et plus glacé ; à l'horizon le disque du soleil se perdait dans la couleur blanche du ciel, et le pénétrait d'un peu de vie expirante. J'avais froid et presque peur.
Je me suis mis à l'abri derrière un monticule de gazon, le vent avait cessé. Je ne sais pourquoi, comme j'étais là, assis par terre, ne pensant à rien et regardant au loin la fumée qui sortait des chaumes, ma vie entière s'est placée devant moi comme un fantôme, et l'amer parfum des jours qui ne sont plus m'est revenu avec l'odeur de l'herbe séchée et des bois morts ; mes pauvres années ont repassé devant moi, comme emportées par l'hiver dans une tourmente lamentable ; quelque chose de terrible les roulait dans mon souvenir, avec plus de furie que la brise ne faisait courir les feuilles dans les sentiers paisibles ; une ironie étrange les frôlait et les retournait pour mon spectacle, et puis toutes s'envolaient ensemble et se perdaient dans un ciel morne.
Elle est triste, la saison où nous sommes : on dirait que la vie va s'en aller avec le soleil, le frisson vous court dans le coeur comme sur la peau, tous les bruits s'éteignent, les horizons pâlissent, tout va dormir ou mourir.
jueves 22 de septiembre de 2011
ALICIA, SUS CRÓNICAS Y MARAVILLAS
Hoy, cedo la palabra cerúlea a Alicia Uriarte, que ha vuelto a decir maravillas de Al borde del tiempo azul, en su más que recomendable blog LA NIEVE:
"El otro libro que me llevé en la maleta para también poderlo disfrutar fue “AL BORDE DEL TIEMPO AZUL” de Sergio Arrieta. Sergio, ante la serenidad del atardecer de un verano del puerto de Cambrils me senté en el muelle y me sumergí a balancearme al ritmo de las olas marcadas por el vaivén de los versos de tus poesías. Volveré en otra ocasión a ellas. Mi yo vacacional se resistió a algunas de las reflexiones más profundas a las que la marea de palabras le llevaba.
Extraigo unos apuntes que no dudo os han de gustar y que indican por dónde va ese viaje, “Al borde del tiempo azul”, al que nos invita Sergio Arrieta:
Poesía fuerte e intensa como el sílex y el diamante. Poesía tintada por el color azul del mar y salpicada con irisaciones de polvo de estrellas. Poesía con sabor a cristalina sal, como la de piel húmeda tras un baño marino. Poesía tierna como cuando los rayos de la luna nos mecen en un bello crepúsculo. Versos que fluyen como granos de arena o agua de mar en las manos. Palabras bogando en lo más profundo del océano de sangre azul. Poesía, papel al viento de la brisa del mar que nos impacta en la profundidad de nuestra inmensidad de sensaciones para acabar arribando al puerto del interior del cascarón de la nave en la que nos ocultamos para flotar y no sumergir en el oleaje continuo de los sentimientos."
Alicia Uriarte
Foto: cortesía de Alicia Uriarte
ALICIA, SES CHRONIQUES ET MERVEILLES
Aujourd'hui, je cède la parole céruléenne à Alice Uriarte, qui a de nouveau dit des merveilles de Al borde del tiempo azul, dans son très recommandable blogue LA NIEVE:
"L'autre livre que j'ai emporté dans ma valise pour pouvoir également en profiter, a été "AL BORDE DEL TIEMPO AZUL", de Sergio Arrieta. Sergio, face à la sérénité d'un soir d'été du port de Cambrils, je me suis assise sur le quai et me suis immergée, balancée, au rythme des vagues marqué par le va-et-vient des vers de tes poèmes. Je reviendrai à eux à un autre moment. Mon "moi vacancier" a résisté à quelques-unes des réflexions les plus profondes auxquelles menait la marée de mots.
J'extrais quelques notes, qui, je n'en doute pas, vont vous plaire et qui indiquent la direction de ce voyage, "Al borde del tiempo azul", auquel nous invite Sergio Arrieta:
Poésie forte et intense comme le silex et le diamant. Poésie teintée par la couleur bleue de la mer et éclaboussée avec des irisations de poussières d'étoiles. Poésie qui a la saveur du sel cristallin, comme la peau humide après un bain marin. Poésie tendre comme quand les rayons de la lune nous bercent dans un beau crépuscule. Des vers qui filent comme des grains de sable ou de l'eau de mer entre les mains. Des mots qui voguent au plus profond de l'océan de sang bleu. Poésie papier au vent de la brise de la mer, dont les sensations nous heurtent dans la profondeur de notre immensité, jusqu'à accoster dans le port de l'intérieur de la coque du navire, où nous nous cachons, pour flotter et non pas couler dans la houle des sentiments."
Alicia Uriarte
Photo: Alicia Uriarte
martes 14 de junio de 2011
AL BORDE DE LA FELICIDAD AZUL

Tanto a los amigos que aparecéis aquí, como a los que no, aunque también acudisteis a la presentación, os doy las gracias de corazón. Y también he de felicitar a la poetisa Mari Carmen Azkona, que leyó con voz emotiva dos poemas del poemario, así como a Alicia Uriarte, por su maravillosa crónica del acto en su blog.
Estuve sentado en la orilla azul de la felicidad hasta la madrugada. Y Alex Oviedo, como siempre: brillante y agudo.
P.D: Por supuesto, los agradecimientos y abrazos van también para quienes encargaron a Alex libros y dedicatorias, porque no pudieron ir al acto... Sin olvidarnos de Txema y Mariví, de Casa del Libro, que contribuyeron a que todo saliera redondo.
sábado 21 de mayo de 2011
UNA ACTRIZ, UNA COMPOSITORA Y UN ESCRITOR
Podría ser el título de un libro o de una película, pero va a representar la triple esencia de una sorpresa que estamos cocinando Norma López-Sancho, actriz (al vídeo me remito), Carolina Loureiro (compositora), y un servidor... Estas artistas talentosas han aceptado acompañarme en un crucero musical, cinematográfico y poético, para hacer funambulismo "Al borde del tiempo azul"... Y claro, yo, encantado.
UNE ACTRICE, UNE COMPOSITRICE ET UN ÉCRIVAIN
Cela pourrait être le titre d'un livre ou d'un film, mais ça va représenter la triple essence d'une surprise que nous sommes en train de concocter Norma López-Sancho , actrice (j'en veux pour preuve le film vidéo), Carolina Loureiro, compositrice et moi-même... Ces artistes talentueuses ont accepté de m'accompagner, dans une croisière musicale, cinématographique et poétique. Et ce, comme trois funambules "Au bord du temps bleu"... Et moi, bien sûr, j'en suis enchanté.
UNE ACTRICE, UNE COMPOSITRICE ET UN ÉCRIVAIN
Cela pourrait être le titre d'un livre ou d'un film, mais ça va représenter la triple essence d'une surprise que nous sommes en train de concocter Norma López-Sancho , actrice (j'en veux pour preuve le film vidéo), Carolina Loureiro, compositrice et moi-même... Ces artistes talentueuses ont accepté de m'accompagner, dans une croisière musicale, cinématographique et poétique. Et ce, comme trois funambules "Au bord du temps bleu"... Et moi, bien sûr, j'en suis enchanté.
viernes 1 de abril de 2011
"AL BORDE DEL TIEMPO AZUL" HA ZARPADO...

... Y lo ha hecho esta semana, mientras la primavera acaba ella también de hacerse a la mar. O al tiempo azul. Mis editores Ángeles y Juan (Nautical Union Works), me lo han anunciado con el entusiasmo que les caracteriza. Por cierto, el cuaderno de bitácora es testigo de que todo ha transcurrido sin ninguna incidencia extraña. Es normal: la gente de mar suele ser de palabra.
Personalmente, lo haré todo para que ese arriesgado viaje (la poesía siempre será una tierra por descubrir) llegue a buen puerto. Esta pequeña editorial intrépida se lo merece.
Y a modo de invitación a nuestro viaje marino, he aquí uno de los poemas de AL BORDE DEL TIEMPO AZUL:
ES ADONDE VOY
Mira, acércate. Más acá.
Soy aquel punto en el globo,
en las ondas, en un barco, ven.
Hasta el casco de mi cerebro.
Pasa el hueso de madera,
verás otros mares y humores, verás
en qué negrura me ahogo.
Pero no te asustes ni detengas.
Atraviesa ese barroco magma,
navega sin morir, sin llorar,
todo terrible viaje llega a su fin.
¡Venga, un esfuerzo más!
En esa calígine hecha agua viva,
verás un resplandor. Entra.
Descansa. Has llegado, arribado.
En él verás un acantilado,
un crisol de cristal sin horizontes.
Déjate caer, beber el vacío.
Flotarás hasta el único fin
del viaje: ser humano.
Es de donde vengo,
es adonde voy.
Librerías: aquí
"AL BORDE DEL TIEMPO AZUL" A LEVÉ L'ANCRE
... Et il l'a fait cette semaine, tandis que le printemps vient lui aussi de prendre la mer. Ou "le temps bleu" Mes éditeurs Ángeles et Juan, (Nautical Union Works), me l'ont annoncé avec l'enthousiasme qui les caractérise. Au fait, le livre de bord en est témoin: tout s'est accompli sans le moindre incident étrange. C'est normal: les gens de la mer sont en général de parole.
Pour ce qui me concerne, je vais tout faire pour que ce voyage risqué (la poésie sera toujours une terre à découvrir) arrive à bon port. Cette petite maison d'édition intrépide le mérite.
Et en guise d'invitation à notre voyage marin, vous pouvez lire ci-dessus l'un des poèmes (en espagnol, car tout le recueil l'est aussi) de AL BORDE DEL TIEMPO AZUL:
Librairies (Espagne): ici
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